Le baiser, bien sûr

belinda cannone le baiser peut-êtreReprenant la structure dialoguée de ses précédents essais (Le sentiment d’imposture et La bêtise s’améliore), l’auteure se plie à son sujet et adopte une écriture plus légère et désinvolte. Puisant dans les recoins de sa mémoire, Belinda Cannone se livre à l'exploration de ses tendres réminiscences de baisers. Quel plus beau voyage pour découvrir les subtilités de ce « secret d'initié ». Elle parcourt en dilettante les baisers célèbres, depuis les Essais de Montaigne jusqu'aux premiers films du cinéma muet, pour entrouvrir « tout un monde : senteurs, couleurs et souvenirs compris » et en extraire l’essence. Une excellente occasion d’explorer une nouvelle fois les contrées du désir qu’elle sillonne depuis son premier essai, L’Ecriture du désir.

Une gageure : la sensation résiste aux assauts de l'intellect et s'échappe comme une bête farouche. « N'aurait-il pas mieux valu chanter le baiser que l'approcher, le décrire et le dialoguer comme je l'ai fait ? », se demande-t-elle pour clore son ouvrage. « Non, non, c'est déjà fait, mille fois, mieux valait l'essayer ». Délicieuse perspective.

Références
Par le hublot
  • "Le baiser est le plus beau geste du plaisir", Belinda Cannone répond aux questions des lecteurs de Libération, ici